A MAMAN

 

Tous les ans mon luth empressé

Chante cette heureuse journée;

Te redirai-je cette année

Ce que je t'ai dit l'an passé?

Peindrai-je toujours ma tendresse,

Mon respect et mon alégresse,

En longs vers, tirés au compas?

Pardonne: en t'offrant ce gage,

Je voudrais changer de langage;

C'est mon cœur qui ne le veut pas.

 

Victor Hugo le 29 septembre 1817